CDJ 2017 : une activité croissante au service du public et de la liberté des journalistes

//CDJ 2017 : une activité croissante au service du public et de la liberté des journalistes

CDJ 2017 : une activité croissante au service du public et de la liberté des journalistes

2 mai 2018

116 plaintes, 107 demandes d’information, 58 dossiers ouverts, 48 avis et 13 médiations. Les chiffres 2017 du Conseil de déontologie journalistique (CDJ) témoignent une nouvelle fois de l’activité grandissante de l’instance qui fêtera ses 10 ans l’an prochain. Ils marquent aussi l’intérêt certain que porte le public à la qualité déontologique de l’information. Dans le respect de l’indépendance et de la liberté-des journalistes.

En 2017, le CDJ a enregistré 116 plaintes, soit presqu’autant qu’en 2016 (129) qui marquait un record dans l’histoire de l’instance née en 2009. Si le nombre de dossiers ouverts (instructions) n’atteint pas les sommets de l’année dernière (58 en 2017 pour 76 en 2016), il s’installe néanmoins de manière durable au-dessus de la moyenne (50) calculée sur les années 2011 à 2015. De fait, le record est, cette année, plutôt du côté des plaintes irrecevables dont la proportion est passée de 36% à 46% de 2016 à 2017. L’absence d’enjeu déontologique en est souvent à l’origine : ces plaintes traduisent le plus souvent un manque de connaissance du fonctionnement des médias ou du travail journalistique. Elles donnent l’occasion au secrétariat général du Conseil de déontologie journalistique d’expliquer aux plaignants que le Code de déontologie journalistique comprend un volet « droits » en plus du volet « devoirs ».

Les avis rendus par le Conseil ont suivi la courbe ascendante des plaintes et des dossiers : de 31 en 2015, ils passaient à 39 en 2016. Ils sont 48 en 2017 : 28 concernent les dossiers ouverts en 2016, 20 les dossiers ouverts en 2017. 40% de ces avis sur plainte ont été déclaré fondés, soit proportionnellement un peu moins que l’année précédente (50%). Au centre des préoccupations du public ont principalement émergé les questions relatives à l’identification des personnes (droit à l’image), au droit de réplique en cas d’accusations graves, aux images violentes ou à la confusion entre publicité et information. Les questions relatives à la stigmatisation et aux généralisations abusives, toujours présentes, ont cependant été nettement moins fréquentes qu’en 2016. Il est vrai que les avis et la recommandation du CDJ sur le sujet avaient alors permis de rappeler les principes en vigueur.

En 2017, les demandes d’information ont connu une croissance certaine. De 73 en 2016, ces dernières sont passées à 107 en 2017. Emanant de particuliers comme de journalistes, ces demandes contribuent, comme les médiations – en légère hausse sur l’année -, de manière invisible au travail de sensibilisation du Conseil. Un travail dont la reconnaissance se traduit désormais par de nombreuses sollicitations notamment à l’international. Le Conseil, dont les membres clôturaient en 2017 leur mandat de 4 ans sous la présidence de Marc de Haan, a ainsi été invité à partager son expertise sur la couverture des faits de terrorisme, la lutte contre les fake news ou les relations difficiles entre politiques et médias d’information. Une manière de mettre de nouveau en évidence, à la veille de la journée mondiale de la liberté de la presse, ce qui pourrait paraître parfois une évidence : si le Conseil de déontologie journalistique veille au respect des règles qui permettent de renforcer la confiance du public dans l’information, il permet aussi par son fonctionnement rigoureux de préserver la liberté et l’indépendance de la presse qui participent de la démocratie.

Consulter le rapport annuel : https://lecdj.be/telechargements/CDJ-Rapport-Annuel-2017-avec-Cover.pdf

2018-05-02T09:43:20+00:00