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Un conseil de déontologie, pour le public et pour les médias

Le conseil de déontologie journalistique, créé en 2009, est un organe d’autorégulation des médias francophones et germanophones de Belgique. Il est composé de représentants des éditeurs, des journalistes, des rédacteurs en chef et de la société civile. Il exerce trois fonctions : d’information, de médiation et de régulation.

La majorité des journalistes en activité chez nous souhaite pouvoir se conformer à la déontologie, même si les contraintes, notamment économiques, pesant sur les médias ne leur facilitent pas les choses. L’aspiration à créer un Conseil de déontologie est d’ailleurs ancienne, et de longues démarches ont été menées ces dernières années par les éditeurs de presse et par les journalistes. Le 30 avril 2009, le Parlement de la Communauté française a voté un décret donnant un statut au CDJ.
Ce Conseil de déontologie journalistique nouveau n’est pas le premier du genre. Mais pour la première fois, il réunit journalistes et éditeurs, et dispose d’un fondement juridique et d’un financement digne de ce nom, ce qui lui procure une certaine pérennité.

Cette aspiration à disposer d’un outil de référence en matière de déontologie n’empêche pas que des erreurs soient commises de bonne foi par certains, et que des fautes le soient délibérément par d’autres. Parfois sous la pression, parfois d’initiative. Le CDJ a notamment pour mission de répondre aux questions, voire aux plaintes de ceux qui s’en estiment victimes. Il le fait de manière impartiale, en intervenant d’abord comme médiateur, et donne des avis motivés. Sa vocation n’est pas de défendre à tout prix les journalistes et les médias face au public, mais de corriger ce qui doit l’être.

Toutefois, sanctionner n’est pas l’essentiel. Le CDJ est d’abord une référence pour ceux qui veulent respecter et faire respecter une déontologie qui n’est pas toujours suffisamment enseignée et connue, et qui doit aussi évoluer, parce que les médias eux-mêmes changent. Les nouveaux outils technologiques, notamment, modifient profondément les manières de faire de l’information. La concurrence pousse à travailler (trop) vite et à chercher à tout prix l’info spectaculaire. De nombreux journalistes s’interrogent eux-mêmes sur les normes à respecter face à ces défis.

Le CDJ va s’atteler à codifier les règles déontologiques, ce qui signifie rassembler ce qui existe, chercher une cohérence, et combler les lacunes. Il va ensuite mieux les faire connaître. Les missions constructives priment en effet sur les activités « répressives », même si celles-ci sont nécessaires. Elles sont réalisées en concertation avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel et avec l’homologue néerlandophone du CDJ, le « Raad voor de Journalistiek ».

Le CDJ a donc une utilité à la fois « en interne », vers les journalistes, et « en externe », vers le public. Les missions qui lui sont confiées ont pour objectif ultime de contribuer à une information de qualité et au droit des citoyens d’être informés correctement.